Que les passionnés de sport se rassurent. L’été sulfureux avec déjà pas moins de quatre événements majeurs (Roland-Garros, le championnat d’Europe de football en France, le Tour de France, les Jeux Olympiques) se prolonge puisque les Jeux Paralympiques débutent ce mercredi à Rio. Cette 15e édition estivale s’achèvera le 23 septembre.

Parmi les 126 Tricolores présents – 42 femmes et 84 hommes âgés de 16 à 55 ans – sur les 4 300 participants pour 161 nations représentées figure la Dijonnaise Marianne Buso, licenciée à la JDA basket-fauteuil.

« C’est la première fois que je participe à un tel événement. J’ai bien sûr regardé le basket des JO à la TV, mais je ne réalise pas encore que ce sera à notre tour d’ici peu. Je pense que lors de la cérémonie d’ouverture, on va en prendre pleins les yeux. »

Venue au basket-fauteuil en raison de souci à un genou fin d’année 2011, elle a tout de suite été piquée par le virus. « Par ce biais, j’ai retrouvé les sensations du sport. Je suis devenue très accroc. À Dijon, on a de la chance car c’est un des clubs les plus formateurs de France en la matière avec le coach, Damien Lordel. J’ai ainsi pu vite progresser. »

Objectif quart de finale

Tout s’enchaîne donc naturellement pour cette Côte-d’Orienne avec un premier stage en équipe nationale dès 2012. Après une période d’apprentissage, elle y est devenue une pièce essentielle. « Depuis les Jeux 2012 où l’équipe de France avait terminé 10e , il y a eu un renouvellement. Aujourd’hui, il y a un bon mélange entre anciennes et nouvelles. On a aussi énormément travaillé avec notamment une préparatrice mentale. »

Du chemin reste néanmoins à parcourir pour rivaliser avec les tops team comme l’Allemagne et la Grande-Bretagne. « Elles ont un fauteuil neuf à chaque compétition et s’entraînent ensemble toute l’année. Nous, on réalise cinq stages par an. C’est difficile d’avoir des automatismes. Heureusement, on s’entend toutes très bien. »

Une entente qui booste ces Bleues. Quatrième lors du dernier Euro et 8e nation mondiale, la France veut à minima conserver sa place dans le top 8. « On est dans un groupe difficile mais on n’a pas de limite. Quand je rentre sur le terrain, ce n’est pas sans envie mais avec la ferme volonté de gagner. »

On peut donc compter sur la Bourguignonne pour vendre chèrement sa peau.

Arrivée seulement 16e en 2012 au tableau des médailles, la délégation française avait figuré à 45 reprises sur le podium (8 en or, 19 en argent et 18 en bronze). La Chine avait écrasé la compétition avec 231 médailles, dont 95 d’or à Londres. Cette fois-ci l’objectif est de passer la barre des 50 médailles. À noter que la parité avec les athlètes valides est adoptée. Les sportifs français toucheront chacun 50 000 euros, contre 20 000 pour une médaille d’argent et 13 000 pour le bronze. Pour rappel, la Russie a été exclue de ces Jeux pour cause de dopage. Enfin, France 2 et France 4 retransmettront 100 heures de compétition en direct, à raison de neuf heures par jour, entre 19 heures et 4 heures du matin.

Marianne Buso, équipe de France

Je ne réalise pas encore que ce sera à notre tour d’ici peu. Je pense que lors de la cérémonie d’ouverture, on va en prendre pleins les yeux.

Jérôme Roblot